La surface agricole certifiée en France ne dépasse toujours pas les 3 %, malgré un bond de 50 % par rapport à 2008, ce qui nous place au-delà du 20e rang en Europe, loin derrière l’Autriche (18,5 % en 2009), la Suède (12,5 %) et l’Italie qui avec 7,9 % de terres certifiées offre des cantines 100% bio.

Et dans les Bouches du Rhône ?

  • En 2009, les Bouches-du-Rhône comptaient 359 exploitations certifiées bio ou en conversion.
  • Le nombre de fermes a progressé de près de 27,8% en un an. Elles représentent en 2009 8,5% de l’ensemble des exploitations du département.
  • Les surfaces biologiques y occupent 14 937 Ha, plaçant le département en 1è position régionale (alors pourquoi la Mairie de Marseille ne se sert-elle pas de ce formidable atout ?)
  • Avec 9,5 % de sa surface agricole utile (SAU) en bio, les Bouches du Rhône arrivent en 4è position française (pour une fois il y a de quoi être fier !) source Bio-Provence

Mais pendant ce temps là, 75 000 ha disparaissent chaque année de l’agriculture pour être bétonnés ou goudronnés, soit l’équivalent d’un département français tous les 10 ans, alors qu'au même moment la population augmente et avec elle, de fait, les besoins en produits alimentaires...

Alors, qu'attendent donc les élus de Marseille
qui ont un formidable pouvoir de soutien via les marchés des cantines scolaires
pour préserver les terres agricoles et convaincre les agriculteurs de passer en bio ?

 

A lire,

Un article très intéressant de Terra-Eco sur le bio pour tous ?

Une analyse des circuits courts. L'alimentation à la croisée des défis environnementaux et sociaux. Réalisation : Pour la Solidarité, Tiphaine Delhommeau. 11/2009.

" Défis environnementaux: le développement des circuits courts permet la réduction du bilan carbone, la réduction des déchets (moins d'emballages), la limitation de l'étalement urbain par le maintien d'une agriculture péri-urbaine. Lorsqu'il s'agit d'agriculture durable ou biologique, moins polluante et moins énergivore, cela contribue également à la préservation de la biodiversité et du paysage, à la protection des sols et de l'eau.


Défis économiques, car les circuits courts contribuent au développement local, à la création ou au maintien d'emplois, à l'attractivité d'un territoire, et permettent de conserver la valeur ajoutée pour le producteur par la suppression des intermédiaires.


Défis sociaux enfin, en permettant l'entretien d'un lien entre consommateur et producteur, le développement des solidarités, la participation à la vie locale, l'éducation à l'environnement, l'amélioration du cadre de vie.


Enfin, les circuits courts alimentaires apportent une réponse à une demande croissante d'une alimentation saine et de qualité, de la part d'un consommateur rendu méfiant par différentes crises/ excès (vache folle,..). Les circuits courts s'inscrivent pleinement dans l'économie sociale et solidaire, notamment car ils permettent de redonner au citoyen son rôle d'acteur économique."