Maintenant c'est au tour du maire de Marseille, Jean Claude Gaudin, d'en remettre une couche sur l'affaire des asticots dans les cantines, à l'occasion de l'annonce officielle de sa candidature à sa succession à la mairie. Le ton est donné de suite sur la véracité des éléments qui seront débattus pendant la campagne.

 


"On a mis - pour faire plaisir aux Verts, qui ne m'en félicitent jamais - 30% de nourriture bio.
C'est pour cela qu'on a eu d'ailleurs les asticots dans le riz, voilà !"

Vu dans cette interview qu'il a donné le 20/11 à Marsactu - (aller voir à la 17ème minute de la vidéo) :

Sauf que le riz servi par la Sodexo le 8 novembre 2013 n'était pas bio, et seulement local.


Dans la lignée de son adjointe Danièle Casanova, le maire rejette encore une fois la faute sur le bio (alors qu'il n'en est rien), donc les Verts, histoire de profiter de cette affaire qui tombe en pleine période des Municipales pour tacler ses adversaires politiques.

La mairie ne remet surtout pas en cause le travail de Sodexo, qui est payé par les contribuables et les parents et n'assume pas du tout la démarche d'introduction de bio et/ou local dans les cantines.

Donc, soit

  1. les élus mentent délibérément pour tromper les citoyens ?
  2. ils ne font pas leur travail en demandant des infos à leur fournisseur alors qu'il s'agit du plus gros marché d'Europe et que les contribuables paient des sommes très importantes
  3. ils s'en fichent
  4. ils font des fautes de fançais "verts" au ieu de "vers". (Rappelons que le mouvement politique des verts n'étaient pas du tout instigateurs de la démarche de "Changeons la cantine", même s'ils ont fini par la soutenir)

 

Soyons professionnels nous: Voici ce qui est stipulé sur toutes les fiches techniques des variétés de riz (en ligne sur le site internet du producteur fournissant les cantines marseillaises !) :


"DLUO et Stockage : 24 mois à date de conditionnement. Nous garantissons la DLUO si, et seulement si nos produits sont stockés entre 10 et 12°C et à l’abri de la lumière, pour prévenir d’un développement de parasites. Dans ces conditions, seule une réclamation dans le mois suivant la livraison pourra être acceptée."



Or, voici ce que l'on a pu lire dans l'interview du directeur d'exploitation de la Sodexo publiée aujourd'hui sur le site du journal Métro :
"les denrées seront stockées à une température comprise en 10 et 14 degrés pour qu’il n’y ait pas de prolifération."


La Sodexo n'a manifestement pas respecté les consignes de la fiche technique fournie par le producteur et ne conservait pas le riz dans les conditions conseillées par les producteurs.

L'association Bio Provence agit aujourd'hui afin que la filière bio ne soit pas dénoncée une fois encore à tort.